Un spectacle de danse puissant, librement inspiré du Miserere du compositeur baroque Jan Dismas Zelenka (1679 – 1745) qu’on appelle parfois le Bach tchèque. Contemporain et criant d’actualité.
Chaque création de la metteuse en scène Ingrid von Wantoch Rekowski porte une signature exclusive et éblouissante. À la croisée des genres et des codes, et non sans humour, ses spectacles proposent un théâtre volontiers baroque, hautement singulier, voir iconoclaste où il s’agit de donner corps à la musique.
Sorti de son contexte moral et religieux (un psaume implorant la pitié de Dieu), son Miserere interroge la condition humaine à travers le regard et la voix d’une femme de ménage magnifiquement interprétée par Candy Saulnier. Armée d’un seau et d’un balai, toute de noir vêtue, cette sybille moderne frotte énergiquement les sols et semble en extirper la souffrance. Impressionnante autant dans le chant que dans le jeu et la gestuelle, elle emmène, dans une chorégraphie jouissive de Serge Aimé Coulibaly, un chœur de cinq danseurs et danseuses à l’énergie décuplée.
Aussi à l’aise dans le classique que dans le contemporain, le pop rock ou la radio, le compositeur et créateur sonore Sébastien Schmitz s’inspire de la musique de Jan Dismas Zelenka et en reprend des fragments. Il signe ainsi une bande son qui se décline sur des rythmes inattendus – musique électronique ou techno, jazzy ou avec des rythmes brésiliens - et se mêle aux bruits du monde, aux cris du monde, à des traces de voix et bribes de témoignages dans diverses langues.
Ce qui est donné à voir procède autant du mouvement des corps que des arrêts sur image. Avec des tableaux bouleversants calés sur la musique, ici la bande-son, création à part entière de Sébastien Schmitz. (…) Comme pour l’ensemble des techniques en jeu, l’évidence de la révélation – de l’éblouissement – est le produit d’une extrême virtuositéLa Libre
Décliné dans toutes les langues, le Miserere devient cri de colère adressé à un dieu invisible. Puis, comme enfin débarrassée de toutes les douleurs du monde, la petite troupe se lance dans un irrésistible final, façon revue musicale déclinant le psaume en latin sur des rythmes latinos.Le Soir
EN COPRÉSENTATION AVEC NA! LE PÔLE MUSICAL DE NAMUR
Conception et mise en scène Ingrid von Wantoch Rekowski
Collaboration artistique et chorégraphie Serge Aimé Coulibaly
Composition et création sonore Sébastien Schmitz
Performance Candy Saulnier
Danse Suzie Babin, Frauke Mariën, Adonis Nebié, Nathanaël Petit, Israël Ngashi
Assistanat mise en scène Laura Wolf
Dramaturgie Manolo Sellati & Éric Brucher
Scénographie et lumières Arié Van Egmond
Régie générale Kevin Sage
Assistante scénographie / lumières Steve Neuville
Stagiaire lumières Yohan Neut
Costumes Régine Becker
Conseillère en production Isabelle Bodson
Suivi de production Pauline Bernard / Quai 41
Production Lucilia Caesar
En coproduction avec La Coop asbl et Shelter Prod. Le Palais des Beaux-Arts (Charleroi), Théâtre de Namur, Central La Louvière, Charleroi danse, La Monnaie / De Munt (Bruxelles), KVS. En coproduction avec La Coop asbl et Shelter Prod.
Avec le soutien de la Fédération de Wallonie-Bruxelles (Culture / service théâtre), taxshelter.be, ING et du tax-shelter du gouvernement fédéral belge
Photo
Michel Boermans et Pierre Bolle